Avec tous ces ponts, on ne sait plus quoi faire pour occuper nos longs week-ends. Une fois visités Disneyland, le Parc Astérix voire la France Miniature pour les plus désespérés, on pense avoir fait le tour des activités de loisir en France. Pourtant, on n’y pense pas assez, mais il existe un aquarium qui peut s’enorgueillir d’être le premier site touristique du Nord-Pas-de-Calais, ce qui n’est pas peu dire. Nausicaá tire son nom d’un personnage d’Albator, ou plus probablement d’une princesse de la mythologie grecque, mais comme les deux sont relativement peu connues la première chose à laquelle on pense quand on entend Nausicaá, c’est nausée.
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Auteur/autrice : Guillaume
Nausicaá
Ma dentiste
Comme toute le monde, je n’éprouve que crainte et rancœur envers les dentistes. Il y a quelques années la profession s’est liguée contre moi en voulant me coller un appareil dentaire, et l’orthodontie n’étant remboursée que jusqu’à 16 ans ces sadiques m’ont sauvagement arraché six dents de lait sous prétexte que j’avais l’âge de les perdre. Est-ce que je vais arracher les feuilles des arbres quand c’est l’automne moi ? Quand ils ont voulu continuer à me mutiler j’ai dit stop, je n’ai jamais eu d’appareil et mes dents tiennent pourtant dans ma bouche, tant bien que mal. Suite à cet acharnement thérapeutique, j’ai évité les dentistes pendant huit années que je considère comme les plus belles de ma vie. J’y suis finalement retourné en 2006 pour une bête histoire de mutuelle qui allait finir, ce qui m’a rapporté une demie-douzaine de plombages et une double extraction de dents de sagesse.
(suite…)Catherine Barma
Pourquoi vous donner d’un coup mon avis sur une productrice télé relativement peu connue ? Pas parce qu’elle est devenue jury dans On n’demande qu’à en rire sur France 2, mais parce que je l’ai côtoyée pendant de longues heures de travail. Et si son passage devant la caméra l’a un peu lissée (et je ne parle pas là de l’éclairage flatteur spécialement conçu pour elle) la vraie Catherine Barma, celle des coulisses, est tout autre. En réalité, elle est beaucoup plus proche de l’imitation qu’en faisait Florence Foresti que de la calme et bienveillante personne qu’on peut voir à la télévision.
(suite…)Le vendredi soir dans le métro
Quand on n’est pas soumis à un planning de travail fixe, on a parfois tendance à oublier quel jour on est, jusqu’à ce que la réalité vous le rappelle durement. Par exemple, après avoir glandé toute la journée à la maison, vous vous dites "tiens, j’ai envie de me faire du mal, si j’allais voir Avengers ?". Dans le métro vous sentez bien que quelque-chose cloche, que les gens sont sapés comme des étudiants en commerce, qu’ils portent des bouteilles dans des sacs Monoprix. En arrivant devant le cinéma, le doute n’est plus permis en voyant les employés en costards bleu-cheap jouer les chiens de berger au milieu d’interminables files d’attente : on est vendredi soir. Bien sûr, ça concerne surtout les Parisiens et les citadins en général, mais les autres devraient se méfier parce que ça pourrait bien les surprendre le jour où ils quitteront la ferme pour aller trouver une épouse à la ville.
Si c’est la première séance il est encore temps de rentrer pour lire ce livre de poche commencé en septembre dernier, mais s’il est 23h passée il va falloir prendre… le métro de l’angoisse! [musique stridente]
(suite…)L’opéra
J’avais annoncé dès le départ que j’aborderai la culture, toute la culture, et j’ai commencé léger avec cette critique d’une demie pièce de boulevard. Je vous sens prêts à passer au niveau supérieur et aborder l’opéra. Pas un opéra en particulier parce que je veux pas non plus vous perdre, mais l’opéra en général, parce que figurez-vous que j’y suis allé un certain nombre de fois cette année et que donc je maîtrise le sujet, même si c’est loin d’être nécessaire pour que j’en fasse un article.
Tout d’abord, il faut casser une idée reçue : non, l’opéra n’est pas réservé aux vieux riches. On peut facilement trouver des places au tarif abordable de 5 menus Big Mac. Il faut juste s’y prendre à l’avance, être jeune, aimer les strapontins qui grincent et avoir assez d’imagination pour pouvoir se contenter de voir une moitié de la scène.
![Catégorie 6 Vue subjective en catégorie 6 à l'Opéra Garnier]()
Vue en cat. 6 à Garnier, derrière un pilier et un autre pauvre
(suite…)Le rêve américain
Le premier mai est le seul jour férié obligatoirement chômé, ce qui montre bien que les syndicats anarchistes sont plus puissants en France que notre Seigneur Jésus Christ, alors que lui nous a quand même donné sa vie mais surtout six jours fériés.
Puisque la télé en profite pour faire des rediffusions, je vais faire de même en vous encourageant à relire mon ancien blog retraçant ma pitoyable existence d’idiot menant une aventure grotesque à l’autre bout du monde. Mon quotidien pathétique a tenu la France en haleine pendant 70 des 300 jours prévus et j’ai réussi à recoudre ce site qui a failli disparaitre d’internet alors que par exemple les photos de moi en bas résille subsisteront à jamais malgré mes efforts.
![5 pouces Les 5 pouces de la gloire]()
Je me donne cinq pouces parce qu’en toute neutralité, je ne peux pas attribuer moins à cette œuvre fondatrice.Destination vacances : l’Islande
L’été approche, et les retardataires commencent à se demander s’il ne faudrait pas prévoir quelque chose à faire sous peine de passer les vacances chez leurs parents qui sont originaires de Pautaines-Augeville en Haute-Marne ce qui est une excellente occasion d’énumérer par ordre d’efficacité les différentes manières d’écourter sa vie. Mais comment choisir la destination ? Montot-sur-Rognon est tentant, mais ça n’est qu’à 15km de Pautaines-Augeville et on se sentira coupable de ne pas aller hydrater de force ses parents l’après-midi. Tant de destinations possibles et si peu de temps pour décider ! Heureusement je suis là pour vous dire ce que j’en pense, ce qui vous aidera à choisir, probablement par élimination.
(suite…)La photo numérique
Quand j’étais encore plus jeune que maintenant, je me souviens que chaque appui sur le déclencheur de l’appareil photo était murement réfléchi. J’avais toujours à l’esprit le nombre de photos restantes sur la pellicule, et le fait que le développement coutait quarante francs. Maintenant, ô miracle du numérique, pas besoin de réfléchir, c’est gratuit et ma carte mémoire peut contenir 6000 photos.
Mais la disparition du négatif est-elle positive ? Est-ce que l’illimité et l’instantané de la photo ne lui ont pas enlevé sa magie ? Séquence nostalgie.
(suite…)Les soliloqueurs
Dimanche soir, alors que je rentrais nuitamment chez moi, honteusement lesté d’un gros sac KFC et la tête couverte d’une capuche (plus pour protéger ma fierté que mon brushing), j’ai été abordé par une femme à l’air avenant. Oubliant un instant que j’étais à Paris, j’ai répondu à son bonjour au lieu de lui dire non. Elle m’a alors livré son analyse politique, m’expliquant que cette année c’était un vote différent. Je ne lui ai pas demandé de développer sa pensée, trop pressé de rentrer voir France 2 poursuivre à moto le président sortant pour voir sa vitre teintée en direct. Quelques mètres plus loin, sur le trottoir d’en face, je vois une autre femme en train de discuter avec un interlocuteur imaginaire. Est-ce un hasard ? Mon quartier est-il peuplé de fous ? Est-ce l’avenir ? J’ai mené l’enquête.
(suite…)Clint Eastwood l’intouchable
J’aurais pu garder ça pour sa nécro et profiter du buzz, mais il est increvable l’enfoiré, et puis à un moment il faut que ça sorte, d’autant que cet article s’inspire de ma réponse à une critique positive de 2009, écrite un peu par conviction et un peu pour faire chier. Parce que ne pouvant faire chier Clint lui-même, ce qui serait pourtant un juste retour des choses, je me venge sur ses fans. Et pour une raison que je ne m’explique pas il sont nombreux, on dirait que sous prétexte qu’il est vieux on n’a que le droit de l’admirer. Je dis stop ! Ils ont déboulonné la statue de Staline, il serait temps de faire pareil avec Clint Eastwood. En plus il n’a même pas de moustache rigolote, lui.
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