S’il y a bien une chose qui me plaît dans le fait de bosser dans la télé – à part d’être honteusement surpayé – c’est la diversité. Chaque jour aller bosser dans un endroit différent, avec des gens différents, pour des émissions différentes. Je ne pourrais pas envisager de me lever tous les jours à la même heure, prendre le même métro et retrouver les mêmes collègues que je finirais par voir plus que mes enfants si par un improbable accident il m’arrivait d’en avoir. Cette vie saine et équilibrée me tuerait. Mais changer de lieu de travail tous les jours peut être dur à gérer pour un cerveau rongé par les excès.
En me réveillant, cet après-midi, mon salon était calme. Aussi calme qu’il peut être avec le voisin du dessous qui joue de la ponceuse toute la journée au point que je me demande si tout le contenu de son appartement cloisons comprises n’est pas déjà réduit à l’état de fine poussière. Calme, donc, et inerte, si ce n’est l’écran de mon PC encore éteint dont la petite lumière bleue clignote comme pour répondre à celle de mon téléphone qui semble réclamer mon attention pour un motif probablement futile. Derrière moi la télé, moins classe, se contente d’un bête signal rouge et fixe. Ces grosses surfaces noires, plates et inertes semblent me dire avec ces petites LED « je suis vivant », ce qui me fait furieusement penser à HAL dans 2001, Odyssée de l’espace. Soudain je prend conscience de tous ces objets morts sont beaucoup trop vivants.
Vous êtes lassé de St Barth, de Cancun et des weekends shopping à New-York ? Laissez-moi vous parler d’une destination paradisiaque que je connais assez bien pour en avoir feuilleté le Petit Futé une fois. L’Ousbékistan, que personne ne saurait situer avec précision sur une carte, est le seul pays en -stan à être entouré uniquement d’autres pays en -stan. Mais cette particularité inintéressante n’est que le début d’une longue liste de faits incroyables. Alors rendez-vous vite sur le site d’Uzbekistan Airways où vous pourrez acheter des billets Paris-Tashkent mais aussi des avions d’occase si vous avez quelques économies.
« Chérie tu veux quoi pour noël ? Un Tupolev ou un Yakovlev ? »(suite…)
Les vacances c’est bien sympathique mais se loger et se nourrir peuvent représenter un budget conséquent que tout le monde ne peut pas se permettre. Il existe pourtant une formule qui inclut toutes ces menues dépenses : les vacances dans la famille. En plus de procurer à votre mère le bonheur de vous préparer à manger et de faire votre lessive comme au bon vieux temps, vous renouerez avec les grasses matinées qui se prolongent jusqu’à l’heure de l’apéro et des repas non-surgelés. Le tout en faisant de substantielles économies ! Mais cette parfaite symbiose peut être gâchée par une chose à priori insignifiante : les enfants.
Les vacances d’été sont rarement un moment glorieux pour le cinéma, et on y va plus pour la climatisation que pour les qualités artistiques des films. Cette année ne fait pas exception puisque Warner Bros nous offre Pacific Rim, que les Québécois ont traduit pas Rives du Pacifique mais qui peut également vouloir dire « léchage de cul pacifique » selon le contexte. Pour faire face à la crise, je propose de vous résumer le film et d’économiser 11€/5€ (rayez la mention inutile selon si vous habitez Paris ou la pampa).
Il y a des gens qui ont le sens des réalités, et d’autres qui pour d’obscures raisons décident d’être profs. La plupart des métiers impliquent de passer du temps avec des collègues de travail, d’avoir du contact humain, et pourtant certains choisissent consciemment de gagner leur vie en étant seul dans une pièce avec une trentaine de gosses turbulents, ignares et pleins de poux. Et si eux se voilent encore la face, nous savons tous que le gros de leur travail ne consiste plus aujourd’hui à leur inculquer des connaissances mais à assurer leur intégrité physique jusqu’à la sonnerie libératrice. On ne peut ressentir que sympathie et compassion pour ces pauvres bougres. Sauf pour les profs de sport.
Après avoir dépensé des fortunes dans des photos professionnelles et pour accéder à des annonces de casting que mille comédiens avaient lues avant moi, je me suis vu offrir un rôle… par le hasard d’une rencontre. Comme quoi le début d’une immense carrière tient à peu de choses. Certes, le rôle est secondaire et il s’agit d’une série télé à côté de laquelle Salut les Musclés passe pour la Comédie-Française, mais je ne suis pas en mesure de faire le difficile. Après avoir visionné quelques minutes d’un épisode m’évoquant une version low-cost des Feux de l’amour, je commence toutefois à me dire que j’aurai peut-être intérêt à ne pas le mettre sur mon CV… Mais nous n’en sommes pas là, il y a encore beaucoup d’étapes que je suis loin d’imaginer pour arriver jusqu’au tournage.
À part quand il y a des événements tragiques comme la mort de trois Américains ou de mille Bangladais, les médias parlent beaucoup de la manif pour tous depuis des mois. C’est pratique : un reporter aux Invalides ça coûte moins cher que d’aller couvrir une manifestation à Notre-Dame-des-Landes. On a donc vu beaucoup de catholiques défiler dans leurs mocassins à gland, et un retour médiatique de Frigide Barjot – disparue depuis dix ans – et de Christine Boutin qui bien qu’au chômage depuis un an a de quoi voir venir avec les 800 000 euros de rançon versés par l’UMP en échange de son désistement à la présidentielle. Les Égyptiens ont les Frères musulmans, nous avons le Parti chrétien-démocrate dont la présidente déclare qu’il y a une loi « supérieure à la loi de la République« . Chacun ses tares. Oui, j’ai bien écrit tare, sans accent aigu. Mais si le débat entre les pour et les contre a été mal vécu, c’est principalement à cause des nombreuses incompréhensions. En analysant les propos tenus ces derniers mois j’ai pu établir un lexique qui, bien que succinct, pourra aider à mieux saisir le sens que les opposants mettent derrière certains termes.
Sonnez hautbois, résonnez musettes – si vous en avez une, sinon juste le hautbois c’est déjà bien – voici le cinquantième article de Ce que j’en pense. Je me félicite d’avoir tenu aussi longtemps à écrire un blog comme cela se faisait il y a dix ans, alors que j’aurais pu acheter une petite caméra, un grand angle, et me filmer dans ma chambre comme Norman, Hugo, Cyprien ou Paris Hilton. Cinquante articles, dont certains sont bons, c’est un nombre appelé à doubler dans les trois années à venir si on se tient à l’évolution du rythme des publications. Mais j’ai déjà parlé des coulisses du blog dans un précédent article, aujourd’hui je vais plutôt parler de vous, parce que les gens adorent ça.
Il y a des jours comme ça où tu es faible et tu écoutes les gens qui te conseillent chaudement d’aller voir The Place Beyond the Pines alors que la bande-annonce elle-même est un remède contre l’insomnie. Je n’ai aucun scrupule à vous spoiler puisque le film est sorti le 20 mars mais un casting vendeur fait qu’il est injustement encore à l’affiche, tandis que Une chanson pour ma mère n’est resté qu’une semaine malgré la présence de Dave. Là, avec Ryan Gosling, le public visé est clairement la couguar le cinéphile qui vient voir la performance d’un acteur « électrique comme l’a écrit 20 minutes, un journal de référence. Cette critique est d’ailleurs reprise en gros sur l’affiche où l’on peut voir Gosling ayant l’air de s’être fait piquer son goûter, et qui laisse penser qu’il incarne le personnage principal. Mais peut-on faire confiance à une affiche ?