Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Une soirée télé

Parfois, comme il pleut et que la vie mondaine me pèse, je déchire toutes mes invitations, je congédie ma bonne et je décide de passer une soirée tranquille et puisque mon cerveau a plus besoin de dormir que mon corps, je la passe devant la télévision. Quel sentiment de puissance de voir ces dizaines de chaînes qui se battent entre elles pour séduire le téléspectateur exigeant que je suis ! J’ai la zapette en main, et à moins d’une dramatique panne de piles, je peux sanctionner immédiatement ceux qui ne me distrairont pas, tel César pointant son pouce vers le ciel azuré ou vers le sol poussiéreux où se répandra le sang du condamné. Mais que me réserve l’industrie du divertissement en ce jeudi soir ?
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Manger bio

Oui, je mange bio. On ne va pas argumenter sur le bien fondé : entre l’environnement, les agriculteurs et les consommateurs, il doit bien y avoir une bonne raison, et je fais ça pour vos enfants alors venez pas faire chier. Le vrai problème c’est comment manger bio quand on vit à Paris ? Si vous êtes smicard, lisez bien cet article, vous n’êtes pas directement concerné mais au moins vous verrez qu’il n’y a pas que vous qui avez des problèmes, bande de petits égoïstes ! Car du bio il y en a, il y en a même plein si on vit dans un quartier un peu bobo, mais justement, que choisir ? Vous avez de la chance, ce que j’en pense est là pour tester tout les moyens de se nourrir en se donnant bonne conscience.
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Les allergiques imaginaires

Quand on était enfants, la vie était beaucoup plus simple. Pas seulement parce qu’on était des enfants et que nos géniteurs inconscients s’étaient implicitement engagés à nous nourrir, nous loger, nous vêtir et nous torcher pour des décennies, mais aussi parce que l’époque était plus sereine : pas de sida, de délocalisations, de Nicolas Sarkozy ni de crise de la dette. Mais le monde a changé (ou alors on en a pris conscience) et sont apparus, entre autre fléaux, les allergies alimentaires.
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Le jour le plus long

On pense à autre chose, on espère qu’elle n’arrivera jamais et pourtant, chaque année elle finit par frapper. Comme le sida, son origine est incertaine mais le mal est apparu il y a trente ans et n’a cessé d’empirer et de s’étendre autour du monde. On a beau se défendre, tenter d’y échapper, sournoisement elle nous rattrape en envahissant nos foyers mal protégés, ou bien en nous prenant par surprise dans la rue.
Vous l’aurez compris, aujourd’hui c’est la fête de la musique.
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Faire une fac de lettres

En ce mois de juin, de nombreux/ses lycéen(e)s se demandent ce qu’ils vont faire à la rentrée et s’ils vont enfin perdre leur virginité cet été. Concernant cette dernière question, ben je peux pas être partout, mais pour la première je vais leur faire partager mon expérience.
La société, vos parents, le premier ministre, tout le monde vous le dira : il faut faire des études, même si les plombiers gagnent mieux leur vie que les généralistes. Non, les études c’est important, parce qu’après on ne peut plus sortir tous les soirs de la semaine, on ne peut plus considérer comme optionnel de se lever le matin, et on ne peut plus faire des manifs sans en connaître le motif. J’ai moi-même fait des études utiles, mais les jugeant trop courtes j’ai pris un peu de répit avant, et j’ai fait un passage à l’Université Paul-Valéry Montpellier III. J’aurais aimé interroger quelqu’un qui y a fait tout un cursus, mais je ne fréquente des gens qui ont un travail. Cependant mon année d’observation oisive me semble suffisante pour informer les jeunes de ce qui les attend.
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Les meubles chers et moches

Pendant que le cinéma français se fait enculer par Kassovitz, moi je reçois des invitations pour des soirées bien plus prestigieuses qu’une stupide montée des marches en compagnie de la sous-préfette. Invitation au showroom de Poltrona FrauGrâce à la notoriété de ce blog, j’ai été convié à une soirée privée au showromm de Poltrona Frau. Vous ne connaissez pas Poltrona Frau ? Ça veut dire que nous vivons dans le même monde, où on achète ses meubles chez Ikéa. Vous ne maitrisez pas la langue de Tatcher ? Disons que showroom peut se traduire par "boutique sans prix affichés tellement ils sont surréalistes" et que le showcase d’un invité surprise – promis par l’invitation – se dit en français "mini-concert de quelqu’un si inconnu que préciser son nom serait contre-productif".
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Le vendredi soir dans le métro

Quand on n’est pas soumis à un planning de travail fixe, on a parfois tendance à oublier quel jour on est, jusqu’à ce que la réalité vous le rappelle durement. Par exemple, après avoir glandé toute la journée à la maison, vous vous dites "tiens, j’ai envie de me faire du mal, si j’allais voir Avengers ?". Dans le métro vous sentez bien que quelque-chose cloche, que les gens sont sapés comme des étudiants en commerce, qu’ils portent des bouteilles dans des sacs Monoprix. En arrivant devant le cinéma, le doute n’est plus permis en voyant les employés en costards bleu-cheap jouer les chiens de berger au milieu d’interminables files d’attente : on est vendredi soir. Bien sûr, ça concerne surtout les Parisiens et les citadins en général, mais les autres devraient se méfier parce que ça pourrait bien les surprendre le jour où ils quitteront la ferme pour aller trouver une épouse à la ville.

Si c’est la première séance il est encore temps de rentrer pour lire ce livre de poche commencé en septembre dernier, mais s’il est 23h passée il va falloir prendre… le métro de l’angoisse! [musique stridente]
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Facebook rend-il les gens fous ou l’étaient-ils déjà ?

Je ne vais pas parler de Facebook en soi, un bien vaste sujet que j’aurai le temps d’aborder plus tard, mais uniquement des Facebook freaks. En Français on dit "acharnés du trombinoscope", ce qui explique pourquoi les Beach Boys se sont mieux exportés que la Compagnie Créole.
Partons d’un principe acquis : on peut vivre sans Facebook. Quand je dis vivre, j’entends par là que le cœur continue à battre mais c’est à peu près tout. Dans ce monde dirigé par Marc Zuckerberg (qui vous espionne en ce moment grâce au bouton "j’aime" juste à droite) il devient vite handicapant de ne pas être sur le réseau social : plus d’invitations aux soirées, plus de nouvelles de vos amis qui ont perdu votre email depuis qu’ils utilisent la messagerie Facebook… Bref, l’isolement.

Tel l’arme atomique,  Facebook est un outil merveilleusement pratique qui peut hélas être mal utilisé. Et c’est malheureusement de plus en plus le cas, les utilisateurs névrosés faisant fuir les personnes saines, un peu comme dans les maisons closes. Une analyse poussée m’a amené à distinguer trois catégories de Facebook freaks qui peuvent cependant se recouper.
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