Parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Auteur/autrice : Guillaume

  • Les coiffeurs, cette caste maudite

    Pour moi les coiffeurs sont un peu comme les dentistes : on va les voir par obligation, ils ont un grand pouvoir sur nous, et on n’ose pas critiquer leur travail de peur qu’ils ne se vengent. Un autre point commun c’est le tarif, ce qui n’encouragera pas les jeunes à entreprendre de longues études pour farfouiller dans des bouches putrides. Je pourrais aussi pointer le fait que ma dentiste tient une conversation d’un niveau de shampouineuse, mais je pense que ça lui est spécifique, personne avant elle ne m’ayant posé de questions sur ma profession tout en me perforant les molaires par pur plaisir. Enfin, comme pour le dentiste, je ne suis pas allé chez le coiffeur pendant plusieurs années, ce qui ne fait pas une très bonne anecdote mais par contre une excellente photo, que vous ne verrez pas.

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  • Manger bio

    Oui, je mange bio. On ne va pas argumenter sur le bien fondé : entre l’environnement, les agriculteurs et les consommateurs, il doit bien y avoir une bonne raison, et je fais ça pour vos enfants alors venez pas faire chier. Le vrai problème c’est comment manger bio quand on vit à Paris ? Si vous êtes smicard, lisez bien cet article, vous n’êtes pas directement concerné mais au moins vous verrez qu’il n’y a pas que vous qui avez des problèmes, bande de petits égoïstes ! Car du bio il y en a, il y en a même plein si on vit dans un quartier un peu bobo, mais justement, que choisir ? Vous avez de la chance, ce que j’en pense est là pour tester tout les moyens de se nourrir en se donnant bonne conscience.

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  • Être un adulte responsable

    Je l’avoue, j’ai eu tendance dans de nombreux articles à dézinguer un peu tous ces gens qui prennent le chemin tout tracé du mariage et des enfants. Je me suis même moqué des trentenaires parce que moi-même j’ai quelques mois à vivre avant d’atteindre cet âge terrifiant. En fait, j’ai violemment refusé tout ce qui pouvait faire de moi quelqu’un d’assez responsable pour consacrer ma vie à accompagner une autre vie. Mais ça ne pouvait pas éternellement durer.

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  • Rendre service #2 : le couchsurfing

    Bien que je place peu d’espoir en l’humanité, comme on peut parfois le lire entre les lignes, je suis malgré tout prêt à lui refaire éternellement confiance après qu’elle m’ait montré à quel point elle était moche et indigne. Oui, vous avez bien lu, je suis une sorte de Jésus Christ, mais en blanc. Pour donner l’exemple j’ai l’habitude d’aider mon prochain, que ce soit en gardant son chat ou en le déménageant du quatrième sans ascenseur à un autre quatrième sans ascenseur. Mais ma bonté ne s’arrête pas là.

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  • Les 30 ans

    Un jour on est tranquillement en train de boire des bières en se caressant les pectoraux tout en achetant des billets de train à -50% et un matin, sans qu’on sache comment on a pu en arriver là, on a 30 ans. On s’en rend compte parce que des cons se font un malin plaisir en vous les souhaitant, ou alors parce qu’on n’arrive plus à fermer le dernier bouton de son jean. Au début on se dit que c’est de l’aérophagie, et que si on a besoin de s’asseoir pour enfiler ses chaussures c’est parce qu’on couve une mononucléose, mais en réalité ce n’est que le début d’une lente décrépitude physique qui s’amorce. Les femmes finiront le nombril entre les seins et les hommes devront rentrer le ventre pour voir leur sexe, c’est inéluctable, mais je parlerai des 40 ans une autre fois. Pour l’instant je vais m’en tenir aux 30 même si c’est encore un monde inconnu pour moi.

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  • Entretiens CQJP #1 : Les handicapés

    Avec l’exposition des jeux paralympiques à la télé, la sortie de De rouille et d’os et le succès d’Intouchables à l’étranger, on peut dire que l’année 2012 (dont je me permets de tirer le bilan dès le mois d’aout) est celle des handicapés. En tout cas celle des handicapés physiques, parce que pour les autres ça a été moins rose, cf. la défaite électorale de Nadine Morano. Mais comment les personnes en situation de handicap (je suis parfois politiquement correct) vivent-elles cette nouvelle donne, à part en nous roulant sur les orteils d’un air de défi ? Pour le savoir, plutôt que de rédiger une tribune qui enflamme l’opinion, je me suis tourné vers Alexandre, mon ami d’enfance qui a malencontreusement perdu ses mains à l’âge de 14 ans et que nous surnommions affectueusement Capitaine Crochet au collège. Je lui ai donné rendez-vous dans un bistrot en bas de chez moi.

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  • Les restaurants branchés

    Ce soir vous hésitez sur le restaurant que vous allez choisir avec vos amis. L’un propose un chinois, l’autre des burgers, et le troisième une pizza surgelée. Après l’avoir jeté dans le cours d’eau le plus proche, alors que vous croyez être enfin entre gens de qualité, quelqu’un propose un restaurant français. Silence, malaise. Votre ami n’a visiblement pas compris qu’un restaurant devait vous sortir de l’ordinaire et ne peut donc pas se contenter de faire de la « cuisine française », même si vous mangez beaucoup plus souvent des sushis que du cassoulet.
    Heureusement pour notre gastronomie nationale, de petits génies ont inventé des concepts, un mot tellement dénué de sens que je me vois dans l’obligation de le mettre en italique. Là où on ne serait pas allé parce qu’il n’y avait rien d’original, les étiquettes « fooding » et « bistronomique » déplacent les foules. Et Dieu sait que les foules sont connues pour leur sens du discernement.

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  • Weekend au Touquet

    On prétend parfois que je suis subjectif, que je noircis le tableau. Pour contrecarrer ces critiques, voici un article uniquement à base d’images sur ce que je pense d’un weekend au Touquet. Je me suis tout de même permis de légender les photos pour apporter un éclairage factuel.

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  • Soirée crêpes

    En cette saison au climat si changeant, j’ai décidé d’organiser (et donc de vous faire partager mon avis sur) une soirée crêpes. Quand je dis « décidé », j’entends par là que j’ai invité cinq personnes à dîner et qu’il est manifestement impossible de réunir un tel groupe autour d’un plat qui convienne à tous, ce qui abonde dans le sens de mon article précédent. Les crêpes permettant à chacun de composer son assiette, je me suis dirigé vers cette solution plutôt que de faire un plat comportant chacun des ingrédients boycottés et de le manger devant mes invités avec un sourire narquois, comme je prévoyais au départ.

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  • Les allergiques imaginaires

    Les allergiques imaginaires

    Quand on était enfants, la vie était beaucoup plus simple. Pas seulement parce qu’on était des enfants et que nos géniteurs inconscients s’étaient implicitement engagés à nous nourrir, nous loger, nous vêtir et nous torcher pour des décennies, mais aussi parce que l’époque était plus sereine : pas de sida, de délocalisations, de Nicolas Sarkozy ni de crise de la dette. Mais le monde a changé (ou alors on en a pris conscience) et sont apparus, entre autre fléaux, les allergies alimentaires.

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