Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Clint Eastwood l’intouchable

Clint EastwoodJ’aurais pu garder ça pour sa nécro et profiter du buzz, mais il est increvable l’enfoiré, et puis à un moment il faut que ça sorte, d’autant que cet article s’inspire de ma réponse à une critique positive de 2009, écrite un peu par conviction et un peu pour faire chier. Parce que ne pouvant faire chier Clint lui-même, ce qui serait pourtant un juste retour des choses, je me venge sur ses fans. Et pour une raison que je ne m’explique pas il sont nombreux, on dirait que sous prétexte qu’il est vieux on n’a que le droit de l’admirer. Je dis stop ! Ils ont déboulonné la statue de Staline, il serait temps de faire pareil avec Clint Eastwood. En plus il n’a même pas de moustache rigolote, lui.

Je ne parle que du Clint Eastwood des dix dernières années parce que j’allais pas me taper l’intégrale de l’inspecteur Harry comme je me suis tapé des heures de tutos Minecraft pour vos beaux yeux. Déjà les quatre films et demi que j’ai vu dans cette période m’ont suffi : si je veux voir son visage inexpressif, je vais au musée Grévin, pas besoin de subir des films de deux heures quinze dont deux heures de gros plan sur lui. Et même quand il ne joue pas dans ses films, il déguise les comédiens en lui : les pauvres Léonardo Di Caprio et Armie Hammer doivent jouer la moitié de J. Edgar avec une pelletée de latex sur la tronche, on dirait que Scooby-Doo va arriver pour arracher leur masque et leur passer les menottes. Il faut bien être atteint de démence sénile pour croire qu’un mec de 37 ans est le mieux placé pour interpréter un mec qui en a 77.

Des insolents prétendent que si, Eastwood a bien des expressions faciales. Je corrige, il a une expression faciale : le bouledogue. Il montre les dents, il grogne, il retrousse les babines mais c’est tout. Pas grave, dans Gran Torino il trouve la parade en annonçant à haute voix ce qu’il ressent. Et c’est de toute façon si peu crédible que le jeu n’a même plus d’importance. Si vous voulez voir un ancien combattant bourru et réac qui s’appelle Walt et qui n’aime pas ses voisins puis change d’avis d’un coup au milieu du film, regardez plutôt Personne n’est parfait(e), plus crédible, et où au moins le voisin de De Niro est un travelo, pas un quelconque Chinois.

Il est loin le Clint avec qui toutes les quadragénaires voulaient partir sur la route de Madison ! Pas comme sa partenaire qui pourrait regarder avec fierté ce qu’elle est devenue treize ans plus tard. Essayons pour voir :
Les Meryl Streep de 1995 et 2008 se regardentFlippant. Mais c’est pas sa gueule de cadavre le problème de Clint, c’est même plutôt un atout. C’est juste que depuis 1995 il n’a joué que dans des films qu’il réalisait, et réalisé que des films qu’il produisait. Et ça se sent qu’il est un peu en roue libre le mec ! Mais les vrais fautifs, c’est vous. Oui, vous qui allez voir ses films pourris alors qu’objectivement il serait plus à sa place dans un remake américain de La soupe aux choux.

Deux pouces, c'est vraiment pas terrible !

Non, vraiment, il faut le dire : les films de Clint Eastwood sont des films où non seulement on se fait chier, mais en plus on se fait chier longtemps. Avec seulement 4½ films, j’ai déjà passé dix heures au cinéma, que j’aurais pu consacrer à écrire pour ce blog. Vous imaginez le gâchis ?

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