Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Le top 5 des professions les plus détestables

Je n’ai pas de community manager, mais j’ai lu quelque part que pour faire du clic, du buzz, du like, il fallait des articles avec des phrases courtes, beaucoup d’images, et surtout que les internautes aimaient les classements et les chats. Je n’ai pas de chat vivant sous la main donc je vais vous offrir le classement des cinq professions qu’il faut haïr le plus, après community manager.
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Le soutien scolaire

Y’a des soirs, tu rentres chez toi et ton cerveau a besoin de se reposer, mais ton corps n’a pas besoin de dormir. Dans ces situations, nos ancêtres coupaient du bois pour l’hiver, mais aujourd’hui on a de l’uranium et la télé. Il y a bien du foot sur TF1, mais mon cerveau est juste fatigué, pas liquéfié, donc je me contente de Capital sur M6. Ce soir-là, c’est Classes moyennes : les nouveaux sacrifiés ?, un titre bien choisi puisque tout le monde se croit concerné : les pauvres qui ne réalisent pas leur condition, et beaucoup de personnes aisées qui ont du mal à se racheter un nouvel iPhone tous les ans. Au sommaire : impôts, logement et retraite évidemment, mais aussi… soutien scolaire.
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Torcher des vieux

Je n’ai pas toujours été un arrrrrtiste, j’ai à certains moments de ma vie gagné de l’argent par un travail honnête. J’ai même commencé dès mes dix-huit ans, par un job d’été. Certains travaillent dans les champs, d’autres débarrassent les parents de leur progéniture le temps d’une colo, d’autres encore vont faire les cons et choper des MST au Club Med. Moi, j’ai eu la chance de pouvoir travailler dans un hôpital, donc au frais et 35 heures. Mais il y a plein de services dans un hôpital, et entre la cuisine, la blanchisserie et d’autres endroits très amusants, le sort m’a fait tomber sur… la maison de retraite.
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Être comédien


Je sais que vous êtes trop feignants pour lire un article. Aujourd’hui vous pourrez me trouver beau en plus de talentueux.

Admire ma connerie !

S’il y a bien une chose qui me plaît dans le fait de bosser dans la télé – à part d’être honteusement surpayé – c’est la diversité. Chaque jour aller bosser dans un endroit différent, avec des gens différents, pour des émissions différentes. Je ne pourrais pas envisager de me lever tous les jours à la même heure, prendre le même métro et retrouver les mêmes collègues que je finirais par voir plus que mes enfants si par un improbable accident il m’arrivait d’en avoir. Cette vie saine et équilibrée me tuerait. Mais changer de lieu de travail tous les jours peut être dur à gérer pour un cerveau rongé par les excès.
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Les profs de sport

Il y a des gens qui ont le sens des réalités, et d’autres qui pour d’obscures raisons décident d’être profs. La plupart des métiers impliquent de passer du temps avec des collègues de travail, d’avoir du contact humain, et pourtant certains choisissent consciemment de gagner leur vie en étant seul dans une pièce avec une trentaine de gosses turbulents, ignares et pleins de poux. Et si eux se voilent encore la face, nous savons tous que le gros de leur travail ne consiste plus aujourd’hui à leur inculquer des connaissances mais à assurer leur intégrité physique jusqu’à la sonnerie libératrice. On ne peut ressentir que sympathie et compassion pour ces pauvres bougres. Sauf pour les profs de sport.
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Jouer dans une série télé

Après avoir dépensé des fortunes dans des photos professionnelles et pour accéder à des annonces de casting que mille comédiens avaient lues avant moi, je me suis vu offrir un rôle… par le hasard d’une rencontre. Comme quoi le début d’une immense carrière tient à peu de choses. Certes, le rôle est secondaire et il s’agit d’une série télé à côté de laquelle Salut les Musclés passe pour la Comédie-Française, mais je ne suis pas en mesure de faire le difficile. Après avoir visionné quelques minutes d’un épisode m’évoquant une version low-cost des Feux de l’amour, je commence toutefois à me dire que j’aurai peut-être intérêt à ne pas le mettre sur mon CV… Mais nous n’en sommes pas là, il y a encore beaucoup d’étapes que je suis loin d’imaginer pour arriver jusqu’au tournage.
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Les coiffeurs, cette caste maudite

Pour moi les coiffeurs sont un peu comme les dentistes : on va les voir par obligation, ils ont un grand pouvoir sur nous, et on n’ose pas critiquer leur travail de peur qu’ils ne se vengent. Un autre point commun c’est le tarif, ce qui n’encouragera pas les jeunes à entreprendre de longues études pour farfouiller dans des bouches putrides. Je pourrais aussi pointer le fait que ma dentiste tient une conversation d’un niveau de shampouineuse, mais je pense que ça lui est spécifique, personne avant elle ne m’ayant posé de questions sur ma profession tout en me perforant les molaires par pur plaisir. Enfin, comme pour le dentiste, je ne suis pas allé chez le coiffeur pendant plusieurs années, ce qui ne fait pas une très bonne anecdote mais par contre une excellente photo, que vous ne verrez pas.
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Ma dentiste

Comme toute le monde, je n’éprouve que crainte et rancœur envers les dentistes. Il y a quelques années la profession s’est liguée contre moi en voulant me coller un appareil dentaire, et l’orthodontie n’étant remboursée que jusqu’à 16 ans ces sadiques m’ont sauvagement arraché six dents de lait sous prétexte que j’avais l’âge de les perdre. Est-ce que je vais arracher les feuilles des arbres quand c’est l’automne moi ? Quand ils ont voulu continuer à me mutiler j’ai dit stop, je n’ai jamais eu d’appareil et mes dents tiennent pourtant dans ma bouche, tant bien que mal. Suite à cet acharnement thérapeutique, j’ai évité les dentistes pendant huit années que je considère comme les plus belles de ma vie. J’y suis finalement retourné en 2006 pour une bête histoire de mutuelle qui allait finir, ce qui m’a rapporté une demie-douzaine de plombages et une double extraction de dents de sagesse.
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La médecine du travail

Ayant rendez-vous à la médecine du travail ce matin, j’avais prévu de vous dire ce que j’en pense mais j’avais déjà un avis sur la question. Comme les flics, les médecins choisissent leur spécialité en fonction de leur classement aux concours, et les médecins du travail sont un peu l’équivalent des policiers en faction devant les bâtiments publics. Là, je voulais étayer mes propos avec des chiffres mais il aurait fallu que je fasse des statistiques à partir des résultats au concours, ce qui aurait demandé un effort. Donc contentez-vous de me croire quand je vous dis que médecine du travail c’est pas l’affectation de premier choix.

Ma dernière visite médicale avait eu lieu dans une camionnette. Ou alors c’était mon dernier rapport sexuel ? Non non, c’était bien la médecine du travail, sur le parking de la boite qui avait l’idée saugrenue de m’employer à l’époque. Un fossile, qui avait visiblement plus besoin d’un médecin que moi, m’avait tendu une main inerte pour me saluer, m’avait fait vaguement lire des lettres accrochées au mur derrière lui, puis m’avait présenté un tensiomètre dans lequel j’ai fini par insérer mon bras plus pour maintenir le toubib debout que pour connaitre ma tension. Vu l’état dans lequel il était lui-même, il ne pouvait décemment pas considérer qui que ce soit inapte au travail. Bien que (techniquement) au chômage aujourd’hui, j’ai eu droit à une visite bien différente…
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