Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Avoir des amis en banlieue

On a tous ce qu’on appelle une "zone de confort", une limite qu’on n’est pas prêts à franchir pour ses loisirs. Pour les Parisiens, c’est en général un rayon de 500 mètres, dans tous les cas délimité par les barrières infranchissables que sont le périphérique et la Seine. C’est pourquoi j’évite toujours de me lier d’amitié avec ce qu’on appelle « les banlieusards », ne serais-ce que pour échapper aux conversations sur les embouteillages ou les travaux sur la ligne C. Mais dans certains cas, vos amis normaux quittent la capitale et vous ne pouvez pas les rayer de votre vie comme s’ils étaient devenus hémiplégiques ou agents immobiliers.
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Problèmes de riche : la copropriété

Comme mon community manager me l’a souvent conseillé, je voulais coller à l’actualité pour faire du buzz, du clash, du hashtag, etc. Ayant raté le coche pour la viande de cheval, j’ai voulu me rabattre sur le conclave mais pour d’obscures raisons de règlement intérieur je n’ai pas pu y participer. Ce n’est peut-être pas plus mal comme ça, puisque j’ai remarqué à plusieurs reprises – sans pouvoir l’expliquer – que l’eau bénite me brûle la peau. Alors que je pestais contre la rapidité des cardinaux, qui mettent moins de temps à élire un pape que moi à écrire un article, Dieu m’a envoyé un signe en me faisant parvenir, par l’intermédiaire d’un facteur renfrogné, une convocation pour l’assemblée générale de copropriété. J’ai tout de suite compris que c’était une opportunité de rattraper ce rendez-vous manqué et de participer moi aussi à une interminable réunion avec de vieilles personnes à l’élocution hasardeuse. C’est donc le cœur léger que j’ai annulé mon apéro du jeudi pour me rendre dans les bureaux du syndic, intelligemment situés à l’autre bout de Paris.
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Survivre à ses voisins

Si j’avais vécu au 19ème siècle, j’aurais eu un grand appartement, et les pièces autour auraient été mon boudoir ou mon vestibule, et pas les chambres d’une famille de Chinois comme c’est le cas actuellement. Mes voisins du dessus auraient été mes domestiques, et auraient donc été plus déférents que le Rital qui joue de la guitare avec ses potes la nuit. Hélas je vis au 21ème siècle et je dois composer avec les normes de constructions des années 50. 1950 je précise, car pour avoir vu des appartements au sol concave je sais que les immeubles de 1850 ont d’autres problèmes que l’isolation phonique. Bref, je pense avoir eu un bon aperçu des voisins haïssables, sachant qu’ils le sont par nature comme les belles-mères, les patrons, et les profs d’EPS. Mais avant d’écouter les prouesses vocales de ma voisine coréenne, faisons un bilan de dix ans à Paris en quatre appartements.
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