Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Avoir des amis en banlieue

On a tous ce qu’on appelle une "zone de confort", une limite qu’on n’est pas prêts à franchir pour ses loisirs. Pour les Parisiens, c’est en général un rayon de 500 mètres, dans tous les cas délimité par les barrières infranchissables que sont le périphérique et la Seine. C’est pourquoi j’évite toujours de me lier d’amitié avec ce qu’on appelle « les banlieusards », ne serais-ce que pour échapper aux conversations sur les embouteillages ou les travaux sur la ligne C. Mais dans certains cas, vos amis normaux quittent la capitale et vous ne pouvez pas les rayer de votre vie comme s’ils étaient devenus hémiplégiques ou agents immobiliers.
Lire la suite

Aller au marché

Pour retrouver une authenticité qu’ils ne sauraient pas définir, beaucoup de citadins n’ont pas le courage d’aller au Puy du Fou et se contentent de faire leurs courses au marché. Munis de leur petit sac en coton bio, ils vont d’un étal à l’autre et se sentent l’âme d’un José Bové car ils dédaignent un jour par semaine la grande surface où ils ont une carte de fidélité. Leur argumentaire est rodé, mais se rendent-ils compte de l’ineptie d’aller acheter sa nourriture dans la rue en 2015 ?
Lire la suite

Comment rester propre

J’ai déjà exposé ici mes griefs contre l’été, mais comme ce dernier a été pourri, on n’a pas trop eu à subir les effluves de nos contemporains. Avec le petit redoux du mois de septembre, c’est chose faite.
Fort heureusement j’ai quelques solutions pour aider nos amis odorants, que je vous expose dans cette vidéo indécente.

Le cinéma en plein air

Chaque été le parc de la Villette organise des séances de cinéma en plein air. L’occasion de (re)voir sous les étoiles des films marquants de différentes époques (1962 à 2012) tout en partageant un piquenique avec des amis après une chaude journée. Comme c’est gratos, je me suis dit que ce serait l’occasion de passer une bonne soirée avant que l’hiver parisien ne s’installe pour huit mois. C’était évidemment trop beau pour être vrai.
Lire la suite

Voilà l’été

Je prends un gros risque en attaquant un article sur l’été, vu que je suis à Paris et que même en plein mois de juin il peut d’un coup faire nuit pendant 48 heures et la température chuter au point de tuer les imprudents qui avaient sorti leurs pantacourts. Attendez, je regarde par la fenêtre… Ah non, les pantacourts n’existent plus. Gardez précieusement les vôtres, dans dix ans ce sera vintage et tous les hipsters se les arracheront. Ah non, pardon, dans dix ans les hipsters auront été éradiqués et ne seront qu’un mauvais souvenir, comme les danseurs de tecktonik ou le Front National. Ah, on me fait signe que non…
Lire la suite

Survivre à ses voisins

Si j’avais vécu au 19ème siècle, j’aurais eu un grand appartement, et les pièces autour auraient été mon boudoir ou mon vestibule, et pas les chambres d’une famille de Chinois comme c’est le cas actuellement. Mes voisins du dessus auraient été mes domestiques, et auraient donc été plus déférents que le Rital qui joue de la guitare avec ses potes la nuit. Hélas je vis au 21ème siècle et je dois composer avec les normes de constructions des années 50. 1950 je précise, car pour avoir vu des appartements au sol concave je sais que les immeubles de 1850 ont d’autres problèmes que l’isolation phonique. Bref, je pense avoir eu un bon aperçu des voisins haïssables, sachant qu’ils le sont par nature comme les belles-mères, les patrons, et les profs d’EPS. Mais avant d’écouter les prouesses vocales de ma voisine coréenne, faisons un bilan de dix ans à Paris en quatre appartements.
Lire la suite