Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Revoir son collège

Ayant fui à 800 kilomètres, je revois rarement le collège où j’ai respiré de l’amiante de 1994 à 1998. Mais je suis accidentellement passé devant et j’ai constaté qu’ils le rénovaient. Quelle connerie. D’une part d’un point de vue esthétique, puisque cet immonde masse de béton toute droit sortie des années Pompidou restera à jamais une plaie béante au milieu de cette petite ville de pierre et de tuiles romanes. D’autre part, le mal qui habite ce bâtiment ne sera pas anéanti par un simple coup de peinture. Ce serait comme mettre du maquillage à Gilbert Collard : c’est drôle, mais ça reste un sombre connard, avec juste du maquillage dessus. Non, pour résoudre les problèmes du collège Armand Coussens de Saint-Ambroix il n’y a qu’une solution : en finir avec lui.
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Torcher des vieux

Je n’ai pas toujours été un arrrrrtiste, j’ai à certains moments de ma vie gagné de l’argent par un travail honnête. J’ai même commencé dès mes dix-huit ans, par un job d’été. Certains travaillent dans les champs, d’autres débarrassent les parents de leur progéniture le temps d’une colo, d’autres encore vont faire les cons et choper des MST au Club Med. Moi, j’ai eu la chance de pouvoir travailler dans un hôpital, donc au frais et 35 heures. Mais il y a plein de services dans un hôpital, et entre la cuisine, la blanchisserie et d’autres endroits très amusants, le sort m’a fait tomber sur… la maison de retraite.
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Survivre à ses voisins

Si j’avais vécu au 19ème siècle, j’aurais eu un grand appartement, et les pièces autour auraient été mon boudoir ou mon vestibule, et pas les chambres d’une famille de Chinois comme c’est le cas actuellement. Mes voisins du dessus auraient été mes domestiques, et auraient donc été plus déférents que le Rital qui joue de la guitare avec ses potes la nuit. Hélas je vis au 21ème siècle et je dois composer avec les normes de constructions des années 50. 1950 je précise, car pour avoir vu des appartements au sol concave je sais que les immeubles de 1850 ont d’autres problèmes que l’isolation phonique. Bref, je pense avoir eu un bon aperçu des voisins haïssables, sachant qu’ils le sont par nature comme les belles-mères, les patrons, et les profs d’EPS. Mais avant d’écouter les prouesses vocales de ma voisine coréenne, faisons un bilan de dix ans à Paris en quatre appartements.
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Moonrise Kingdom

Beaucoup de lecteurs suivant mes conseils se plaignent de ne rien faire de leur vie parce que je déconseille tout. Je ne vais pas m’excuser d’être objectif et de ne pas céder aux puissants lobbys du tourisme nord-pas-de-calaisien, mais ça tombe bien puisque je vais vous conseiller une sortie qui correspond bien au temps qu’il fait  : un p’tit ciné. Et il faut en profiter, un jour tous les films seront en 3D et réalisés par Michael Bay.
En attendant on a toujours Wes Anderson, et son Moonrise Kingdom, qui est quand même autre chose qu’une (inter)minable trilogie inspirée de jouets pour puceaux quadragénaires obèses. Mais je règlerai le sort de Transformers une autre fois, avec un article ou par un autodafé.
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La photo numérique

Quand j’étais encore plus jeune que maintenant, je me souviens que chaque appui sur le déclencheur de l’appareil photo était murement réfléchi. J’avais toujours à l’esprit le nombre de photos restantes sur la pellicule, et le fait que le développement coutait quarante francs. Maintenant, ô miracle du numérique, pas besoin de réfléchir, c’est gratuit et ma carte mémoire peut contenir 6000 photos.
Mais la disparition du négatif est-elle positive ? Est-ce que l’illimité et l’instantané de la photo ne lui ont pas enlevé sa magie ? Séquence nostalgie.
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