Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Les trucs chelou

Je ne sais plus où j’avais récupéré cette bête étrange, peut-être à Nausicaá, ou peut-être dans le port de Marseille où je m’étais baigné suite à un pari stupide. Ou peut-être cette fois où je jouais avec mes neveux dans un grand champ en cours de moisson devant ma maison, et où j’avais grondé celui de six ans qui jouait avec une débroussailleuse, pour me faire bien voir des touristes en pick-up qui passaient par là. En tout cas je n’avais jamais vu d’animal comme ça, une sorte de petit serpent capable de se redresser sur sa bouche puis de se retourner comme un gant et de prendre plusieurs formes en fonction des circonstances, pour se défendre la plupart du temps.

J’étais un peu en retard à la piscine du parking sous-terrain, mais de toute façon il n’y avait plus qu’une voie pour aller à l’aéroport, il fallait donc s’inscrire sur une liste d’attente. Les autres avaient presque fini de se nettoyer et je les ai rejoint en me demandant comment je pourrais transporter la bête. Je l’ai posée par terre, et pendant que je cherchais lequel de mes tupperwares avait la forme la plus adaptée (et ne contenait pas un fond de fromage) la bestiole émettait un son strident en se convulsant. Le vétérinaire à côté de moi m’a expliqué qu’on l’avait touchée tout à l’heure, et que ça l’avait infectée, d’ailleurs ça se voyait, il y avait une sorte de moisi blanc qui avait poussé dessus.
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Catherine Barma

Pourquoi vous donner d’un coup mon avis sur une productrice télé relativement peu connue ? Pas parce qu’elle est devenue jury dans On n’demande qu’à en rire sur France 2, mais parce que je l’ai côtoyée pendant de longues heures de travail. Et si son passage devant la caméra l’a un peu lissée (et je ne parle pas là de l’éclairage flatteur spécialement conçu pour elle) la vraie Catherine Barma, celle des coulisses, est tout autre. En réalité, elle est beaucoup plus proche de l’imitation qu’en faisait Florence Foresti que de la calme et bienveillante personne qu’on peut voir à la télévision.
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Les soliloqueurs

Dimanche soir, alors que je rentrais nuitamment chez moi, honteusement lesté d’un gros sac KFC et la tête couverte d’une capuche (plus pour protéger ma fierté que mon brushing), j’ai été abordé par une femme à l’air avenant. Oubliant un instant que j’étais à Paris, j’ai répondu à son bonjour au lieu de lui dire non. Elle m’a alors livré son analyse politique, m’expliquant que cette année c’était un vote différent. Je ne lui ai pas demandé de développer sa pensée, trop pressé de rentrer voir France 2 poursuivre à moto le président sortant pour voir sa vitre teintée en direct. Quelques mètres plus loin, sur le trottoir d’en face, je vois une autre femme en train de discuter avec un interlocuteur imaginaire. Est-ce un hasard ? Mon quartier est-il peuplé de fous ? Est-ce l’avenir ? J’ai mené l’enquête.
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