Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

La fête des mères

Eh oui, tête de nœud, la fête des mères c’est aujourd’hui. Mais comme t’as attendu lundi et ton retour au boulot pour glander sur internet, c’était probablement hier. Si tu ne t’écries pas "Eh merde!" en lisant ça, soit tu es un bon fils, soit ta mère est déjà morte – probablement de chagrin par ta faute. Je te dis pas bravo.
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Revoir son collège

Ayant fui à 800 kilomètres, je revois rarement le collège où j’ai respiré de l’amiante de 1994 à 1998. Mais je suis accidentellement passé devant et j’ai constaté qu’ils le rénovaient. Quelle connerie. D’une part d’un point de vue esthétique, puisque cet immonde masse de béton toute droit sortie des années Pompidou restera à jamais une plaie béante au milieu de cette petite ville de pierre et de tuiles romanes. D’autre part, le mal qui habite ce bâtiment ne sera pas anéanti par un simple coup de peinture. Ce serait comme mettre du maquillage à Gilbert Collard : c’est drôle, mais ça reste un sombre connard, avec juste du maquillage dessus. Non, pour résoudre les problèmes du collège Armand Coussens de Saint-Ambroix il n’y a qu’une solution : en finir avec lui.
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Autolib

Je n’avais pas vraiment envisagé de m’abonner à Autolib au départ. Pourtant j’étais un des premiers utilisateurs de Vélib, que je n’utilise plus maintenant que de mai à septembre, et en descente seulement. Je pensais qu’en général à l’heure où il n’y a plus de métro je ne suis pas état de conduire donc autant m’en tenir aux taxis, quitte à supporter RMC Sport. Mais une station Autolib a poussé juste devant chez moi. Ces ridicules voitures en plastique m’attendaient au pied de mon immeuble et semblaient à chaque passage me susurrer "prends-moi" avec bien plus d’effet que les vieilles prostituées chinoises adjacentes, qui pratiquent les mêmes tarifs horaires et sans abonnement.
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OUIGO, quand la SNCF fait du Ryanair

Je sais pas vous mais depuis quelques années, je trouve que le train est trop cher. En fait, je suis de cet avis depuis que je me suis retrouvé arbitrairement exclu de la carte 12-25 ans, ironiquement devenue 18-27 quand j’en ai eu 28. En plus d’être élevé, le prix peut varier du simple au quadruple selon la capacité à anticiper que l’on a. Pour le trajet Nîmes-Paris que j’ai l’habitude de faire, il était cependant impossible de descendre en dessous de 30€, et encore il fallait réserver trois mois à l’avance un train partant à 6h ou 22h en semaine hors vacances scolaires. Puis le 2 avril 2013, Ouigo est arrivé, et j’ai voyagé sur cette ligne pour 15€ contre 80€ à l’aller. Mais comment ça marche?
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Être un adulte responsable

Je l’avoue, j’ai eu tendance dans de nombreux articles à dézinguer un peu tous ces gens qui prennent le chemin tout tracé du mariage et des enfants. Je me suis même moqué des trentenaires parce que moi-même j’ai quelques mois à vivre avant d’atteindre cet âge terrifiant. En fait, j’ai violemment refusé tout ce qui pouvait faire de moi quelqu’un d’assez responsable pour consacrer ma vie à accompagner une autre vie. Mais ça ne pouvait pas éternellement durer.
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Faire une fac de lettres

En ce mois de juin, de nombreux/ses lycéen(e)s se demandent ce qu’ils vont faire à la rentrée et s’ils vont enfin perdre leur virginité cet été. Concernant cette dernière question, ben je peux pas être partout, mais pour la première je vais leur faire partager mon expérience.
La société, vos parents, le premier ministre, tout le monde vous le dira : il faut faire des études, même si les plombiers gagnent mieux leur vie que les généralistes. Non, les études c’est important, parce qu’après on ne peut plus sortir tous les soirs de la semaine, on ne peut plus considérer comme optionnel de se lever le matin, et on ne peut plus faire des manifs sans en connaître le motif. J’ai moi-même fait des études utiles, mais les jugeant trop courtes j’ai pris un peu de répit avant, et j’ai fait un passage à l’Université Paul-Valéry Montpellier III. J’aurais aimé interroger quelqu’un qui y a fait tout un cursus, mais je ne fréquente des gens qui ont un travail. Cependant mon année d’observation oisive me semble suffisante pour informer les jeunes de ce qui les attend.
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Les trucs chelou

Je ne sais plus où j’avais récupéré cette bête étrange, peut-être à Nausicaá, ou peut-être dans le port de Marseille où je m’étais baigné suite à un pari stupide. Ou peut-être cette fois où je jouais avec mes neveux dans un grand champ en cours de moisson devant ma maison, et où j’avais grondé celui de six ans qui jouait avec une débroussailleuse, pour me faire bien voir des touristes en pick-up qui passaient par là. En tout cas je n’avais jamais vu d’animal comme ça, une sorte de petit serpent capable de se redresser sur sa bouche puis de se retourner comme un gant et de prendre plusieurs formes en fonction des circonstances, pour se défendre la plupart du temps.

J’étais un peu en retard à la piscine du parking sous-terrain, mais de toute façon il n’y avait plus qu’une voie pour aller à l’aéroport, il fallait donc s’inscrire sur une liste d’attente. Les autres avaient presque fini de se nettoyer et je les ai rejoint en me demandant comment je pourrais transporter la bête. Je l’ai posée par terre, et pendant que je cherchais lequel de mes tupperwares avait la forme la plus adaptée (et ne contenait pas un fond de fromage) la bestiole émettait un son strident en se convulsant. Le vétérinaire à côté de moi m’a expliqué qu’on l’avait touchée tout à l’heure, et que ça l’avait infectée, d’ailleurs ça se voyait, il y avait une sorte de moisi blanc qui avait poussé dessus.
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Le rêve américain

Le premier mai est le seul jour férié obligatoirement chômé, ce qui montre bien que les syndicats anarchistes sont plus puissants en France que notre Seigneur Jésus Christ, alors que lui nous a quand même donné sa vie mais surtout six jours fériés.
Puisque la télé en profite pour faire des rediffusions, je vais faire de même en vous encourageant à relire mon ancien blog retraçant ma pitoyable existence d’idiot menant une aventure grotesque à l’autre bout du monde. Mon quotidien pathétique a tenu la France en haleine pendant 70 des 300 jours prévus et j’ai réussi à recoudre ce site qui a failli disparaitre d’internet alors que par exemple les photos de moi en bas résille subsisteront à jamais malgré mes efforts.
Les 5 pouces de la gloire
Je me donne cinq pouces parce qu’en toute neutralité, je ne peux pas attribuer moins à cette œuvre fondatrice.

La photo numérique

Quand j’étais encore plus jeune que maintenant, je me souviens que chaque appui sur le déclencheur de l’appareil photo était murement réfléchi. J’avais toujours à l’esprit le nombre de photos restantes sur la pellicule, et le fait que le développement coutait quarante francs. Maintenant, ô miracle du numérique, pas besoin de réfléchir, c’est gratuit et ma carte mémoire peut contenir 6000 photos.
Mais la disparition du négatif est-elle positive ? Est-ce que l’illimité et l’instantané de la photo ne lui ont pas enlevé sa magie ? Séquence nostalgie.
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