Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Faire une rando (ou tromper la mort)

Dans une tentative désespérée d’alimenter ce blog, j’ai voulu tester pour vous, lecteurs ingrats, une nouvelle activité : la rando. Ne pratiquant aucun sport, j’ai préféré la faire à la cool, c’est à dire seul, à l’étranger, sur trois jours et en altitude. Ai-je tapé ces mots moi-même ou les a-t-on retrouvés sur mon cadavre pourrissant au fond d’un canyon ? Vous le saurez dans quelques minutes – ou dans quelques secondes si vous allez directement à la fin mais dans ce cas vous êtes un piètre connard.
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Les écrans, partout, tout le temps

En me réveillant, cet après-midi, mon salon était calme. Aussi calme qu’il peut être avec le voisin du dessous qui joue de la ponceuse toute la journée au point que je me demande si tout le contenu de son appartement cloisons comprises n’est pas déjà réduit à l’état de fine poussière. Calme, donc, et inerte, si ce n’est l’écran de mon PC encore éteint dont la petite lumière bleue clignote comme pour répondre à celle de mon téléphone qui semble réclamer mon attention pour un motif probablement futile. Derrière moi la télé, moins classe, se contente d’un bête signal rouge et fixe. Ces grosses surfaces noires, plates et inertes semblent me dire avec ces petites LED "je suis vivant", ce qui me fait furieusement penser à HAL dans 2001, Odyssée de l’espace. Soudain je prend conscience de tous ces objets morts sont beaucoup trop vivants.
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Une soirée télé

Parfois, comme il pleut et que la vie mondaine me pèse, je déchire toutes mes invitations, je congédie ma bonne et je décide de passer une soirée tranquille et puisque mon cerveau a plus besoin de dormir que mon corps, je la passe devant la télévision. Quel sentiment de puissance de voir ces dizaines de chaînes qui se battent entre elles pour séduire le téléspectateur exigeant que je suis ! J’ai la zapette en main, et à moins d’une dramatique panne de piles, je peux sanctionner immédiatement ceux qui ne me distrairont pas, tel César pointant son pouce vers le ciel azuré ou vers le sol poussiéreux où se répandra le sang du condamné. Mais que me réserve l’industrie du divertissement en ce jeudi soir ?
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Les soliloqueurs

Dimanche soir, alors que je rentrais nuitamment chez moi, honteusement lesté d’un gros sac KFC et la tête couverte d’une capuche (plus pour protéger ma fierté que mon brushing), j’ai été abordé par une femme à l’air avenant. Oubliant un instant que j’étais à Paris, j’ai répondu à son bonjour au lieu de lui dire non. Elle m’a alors livré son analyse politique, m’expliquant que cette année c’était un vote différent. Je ne lui ai pas demandé de développer sa pensée, trop pressé de rentrer voir France 2 poursuivre à moto le président sortant pour voir sa vitre teintée en direct. Quelques mètres plus loin, sur le trottoir d’en face, je vois une autre femme en train de discuter avec un interlocuteur imaginaire. Est-ce un hasard ? Mon quartier est-il peuplé de fous ? Est-ce l’avenir ? J’ai mené l’enquête.
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