Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Les femmes enceintes

Désolé les filles, mais vous allez encore manger ! Je sais que vous vous remettez à peine de la journée des droits des femmes, devenue par un tour de passe-passe médiatique la "journée de la femme" parce que la femme (modèle unique donc) est quand même plus intéressante à poil dans une pub qu’avec des droits. Elles peuvent… pardon : elle peut voter et conduire, on est déjà sympas. Et puis on a fait beaucoup de progrès depuis cette sombre époque, en 2010, où les femmes étaient rabaissées dans des publications municipales à des acheteuses compulsives de sacs à main. Par contre, les filles, il faut bien le dire, vous nous faites parfois chier : ça veut pas marcher dans la boue, ça veut notre veste quand il fait froid, ça regarde le patinage artistique, ça griffe en criant non non non… Mais quand les hormones s’en mêlent à cause d’un squatteur d’utérus, ça devient dur à vivre pour tout le monde.
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Se marier

Bien que fréquentant surtout des comédiens de théâtre et des personnes travaillant à la télé, je connais encore quelques hétérosexuels qui, mus par le désir de profiter du fragile monopole qu’ils ont encore là-dessus, décident de se marier. Bien entendu, je comprends qu’on puisse vouloir se faire offrir des cadeaux somptuaires alors qu’on vient déjà de voler la collectivité par un habile tour de passe-passe fiscal consistant à se marier en milieu d’année. Mais avant de passer à l’acte, je vous propose que nous analysions ensemble le pour et le contre, non pas d’unir sa vie à une autre personne – parce qu’on n’a pas inventé le divorce et l’homicide pour rien – mais d’organiser une fête où l’on invitera un maximum de personnes (ce sera proportionnel à la valeur du cadeau) dont une bonne partie par obligations familiales.
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Les soliloqueurs

Dimanche soir, alors que je rentrais nuitamment chez moi, honteusement lesté d’un gros sac KFC et la tête couverte d’une capuche (plus pour protéger ma fierté que mon brushing), j’ai été abordé par une femme à l’air avenant. Oubliant un instant que j’étais à Paris, j’ai répondu à son bonjour au lieu de lui dire non. Elle m’a alors livré son analyse politique, m’expliquant que cette année c’était un vote différent. Je ne lui ai pas demandé de développer sa pensée, trop pressé de rentrer voir France 2 poursuivre à moto le président sortant pour voir sa vitre teintée en direct. Quelques mètres plus loin, sur le trottoir d’en face, je vois une autre femme en train de discuter avec un interlocuteur imaginaire. Est-ce un hasard ? Mon quartier est-il peuplé de fous ? Est-ce l’avenir ? J’ai mené l’enquête.
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