Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

R.I.S : une fiction française qui pique les yeux

Souvent, les médias ou le CSA se demandent naïvement pourquoi les chaînes diffusent en boucle des séries américaines au lieu de faire une place à la création française. Force est de constater que les séries françaises qui ont du succès durent rarement plus de trois minutes : Un gars une fille, Kaamelott, Bref… En fait, je n’avais pas regardé de série française depuis Off Prime en 2008. Et puis hier soir, parce qu’un pote a obtenu un bout de rôle dans R.I.S Police Scientifique, je me suis senti obligé de regarder cette série policière que je croyais américaine alors qu’en fait elle est juste méga pompée sur Les Experts. J’ai donc pu me faire un avis assez précis des talents d’auteurs et de comédiens dont nous disposons dans notre beau pays.
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Génération Goldman, Génération perdue

Bien que je n’écoute jamais la radio depuis que les trajets en bus scolaire ne m’obligent plus à supporter Fun Radio de à 6h40 à 7h30, et bien que je ne regarde que très peu la télé, je n’ai pas pu y échapper : des terroristes ont sorti un album de reprise de Jean-Jacques Goldman. On pouvait pourtant espérer qu’on en avait fini avec Goldman, qui sort maintenant plus de compilations que d’albums. Je pensais même naïvement que le principal intérêt de ses chansons était de remplacer les émetteurs à ultrasons interdits par la justice pour éloigner les jeunes. Ça ressemble à un gag bien ficelé, mais j’ai vérifié : l’album est bien en vente et il y a même des gens pour l’acheter.
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Le jour le plus long

On pense à autre chose, on espère qu’elle n’arrivera jamais et pourtant, chaque année elle finit par frapper. Comme le sida, son origine est incertaine mais le mal est apparu il y a trente ans et n’a cessé d’empirer et de s’étendre autour du monde. On a beau se défendre, tenter d’y échapper, sournoisement elle nous rattrape en envahissant nos foyers mal protégés, ou bien en nous prenant par surprise dans la rue.
Vous l’aurez compris, aujourd’hui c’est la fête de la musique.
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Moonrise Kingdom

Beaucoup de lecteurs suivant mes conseils se plaignent de ne rien faire de leur vie parce que je déconseille tout. Je ne vais pas m’excuser d’être objectif et de ne pas céder aux puissants lobbys du tourisme nord-pas-de-calaisien, mais ça tombe bien puisque je vais vous conseiller une sortie qui correspond bien au temps qu’il fait  : un p’tit ciné. Et il faut en profiter, un jour tous les films seront en 3D et réalisés par Michael Bay.
En attendant on a toujours Wes Anderson, et son Moonrise Kingdom, qui est quand même autre chose qu’une (inter)minable trilogie inspirée de jouets pour puceaux quadragénaires obèses. Mais je règlerai le sort de Transformers une autre fois, avec un article ou par un autodafé.
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L’opéra

J’avais annoncé dès le départ que j’aborderai la culture, toute la culture, et j’ai commencé léger avec cette critique d’une demie pièce de boulevard. Je vous sens prêts à passer au niveau supérieur et aborder l’opéra. Pas un opéra en particulier parce que je veux pas non plus vous perdre, mais l’opéra en général, parce que figurez-vous que j’y suis allé un certain nombre de fois cette année et que donc je maîtrise le sujet, même si c’est loin d’être nécessaire pour que j’en fasse un article.

Tout d’abord, il faut casser une idée reçue : non, l’opéra n’est pas réservé aux vieux riches. On peut facilement trouver des places au tarif abordable de 5 menus Big Mac. Il faut juste s’y prendre à l’avance, être jeune, aimer les strapontins qui grincent et avoir assez d’imagination pour pouvoir se contenter de voir une moitié de la scène.

Vue subjective en catégorie 6 à l'Opéra Garnier
Vue en cat. 6 à Garnier, derrière un pilier et un autre pauvre

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Clint Eastwood l’intouchable

Clint EastwoodJ’aurais pu garder ça pour sa nécro et profiter du buzz, mais il est increvable l’enfoiré, et puis à un moment il faut que ça sorte, d’autant que cet article s’inspire de ma réponse à une critique positive de 2009, écrite un peu par conviction et un peu pour faire chier. Parce que ne pouvant faire chier Clint lui-même, ce qui serait pourtant un juste retour des choses, je me venge sur ses fans. Et pour une raison que je ne m’explique pas il sont nombreux, on dirait que sous prétexte qu’il est vieux on n’a que le droit de l’admirer. Je dis stop ! Ils ont déboulonné la statue de Staline, il serait temps de faire pareil avec Clint Eastwood. En plus il n’a même pas de moustache rigolote, lui.
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Plein la Vue, au théâtre de la Michodière

Il fallait bien commencer un jour ; aujourd’hui je vais vous parler culture. Je vais y aller molo, éviter de vous effrayer avec une lecture de poésie en kazakh ou la dernière expo de Roat Romano Choucalesco. Commençons plutôt avec Plein la Vue, une pièce de boulevard avec Véronique Genest. Oui, je vais voir des pièces de boulevard avec Véronique Genest ! Je précise qu’étant très influent depuis le lancement de ce blog il y a cinq jours, je croule sous les invitations. Et moi, quand c’est gratuit, je fonce. Surtout s’il y a un buffet, ce qui n’était pas le cas vendredi soir…

affiche de Plein la VueMuni de mon invit’, je me rend donc à 20h30 au théâtre de la Michodière, où j’appréhende un peu parce que quand on me dit Véronique Genest, je pense tranche de jambon avec un képi. Mais j’essaie de ne pas me focaliser dessus parce que les à priori, c’est mal. Ou pas ; faudra que je traite le sujet dans un prochain article.
Je n’ai rien lu sur la pièce et je découvre l’histoire : Véra, aveugle de naissance, est plumée par son père et son mari qui profitent de son handicap, jusqu’au jour où elle subit une opération qui lui rend la vue. Évidemment, comme c’est une pièce de boulevard le mari a une maîtresse et le père est un motard drogué.
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