Ce que j'en pense

Ce que j'en pense

parce que je ne vois pas pourquoi ça ne vous intéresserait pas

Karaoke : 5 bonnes raisons de dire non

À force de faire toujours les mêmes soirées entre amis, où l’on n’a plus rien à se dire, quelqu’un tentera fatalement de relancer l’intérêt en proposant un karaoké, telle une épouse délaissée arrêtant discrètement la pilule pour ressusciter son couple moribond. Évidemment, il est techniquement plus facile de s’enfuir au milieu d’un karaoké qu’au milieu de l’éducation d’un enfant. Est-ce une raison pour accepter sans rechigner de se prêter à ce dégradant divertissement ? Voici cinq arguments imparables pour refuser une éventuelle invitation.
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Sortir en boite

J’ai déjà expliqué qu’il ne fallait pas sortir de chez soi le weekend, surtout si on est amené à prendre le métro. Vous avez sagement noté ça dans vos petits carnets, c’est bien. Il semble déplaisant de s’entasser dans un espace exigu et bruyant, entouré d’inconnus transpirants et avinés. À moins de mettre un peu de musique crève-tympan et de faire payer l’entrée, là, c’est bingo. Une boite de nuit n’est jamais qu’un métro qui vous emmène nulle part – à part les urgences éventuellement mais j’aborderai le coma éthylique et le GHB plus tard. Essayons ensemble de comprendre le phénomène des boites de nuit et pourquoi vous refuserez d’y aller à l’avenir.
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Le brunch, nouvel office religieux

Depuis qu’on ne va plus à l’église que pour des premiers mariages, on s’emmerde sec le dimanche matin. Les ruraux ont toujours un lopin de terre à retourner ou des chats à noyer, mais trouver une activité dominicale est plus compliqué pour les citadins. Les magasins de bricolage sont maintenant ouverts le dimanche, mais au bout d’un mois la sortie hebdomadaire chez Castorama peut briser un couple et faire exploser son budget tournevis. Alors que faire si on ne peut pas acheter des trucs ? Alors que glander au travail est une activité épanouissante, ne rien faire le weekend révèle cruellement la vacuité de nos existences. Heureusement il y a le brunch.
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Les 30 ans

Un jour on est tranquillement en train de boire des bières en se caressant les pectoraux tout en achetant des billets de train à -50% et un matin, sans qu’on sache comment on a pu en arriver là, on a 30 ans. On s’en rend compte parce que des cons se font un malin plaisir en vous les souhaitant, ou alors parce qu’on n’arrive plus à fermer le dernier bouton de son jean. Au début on se dit que c’est de l’aérophagie, et que si on a besoin de s’asseoir pour enfiler ses chaussures c’est parce qu’on couve une mononucléose, mais en réalité ce n’est que le début d’une lente décrépitude physique qui s’amorce. Les femmes finiront le nombril entre les seins et les hommes devront rentrer le ventre pour voir leur sexe, c’est inéluctable, mais je parlerai des 40 ans une autre fois. Pour l’instant je vais m’en tenir aux 30 même si c’est encore un monde inconnu pour moi.
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Les soirées à la maison #2 : la fête

Voilà, vous avez envoyé les invitations la semaine dernière, tout s’est passé comme je l’avais prévu, et maintenant vous êtes seul(e) chez vous, fraîchement épilé(e), à attendre que la fête commence.
Sur les 50 personnes invitées, 5 ont répondu oui et 5 ont répondu non, vous laissant espérer entre 5 et 45 participants. Vous avez passé l’après-midi à faire des courses – quelques pizzas surgelées, voire un seau de tarama pour les gourmands, et toutes sortes de bouteilles – puis vous avez poussé les meubles, préparé une playlist et posé un marqueur à côté de la pile de gobelets.

À présent il est 21h20, le guacamole commence à noircir et toujours personne n’est arrivé alors que vous aviez invité pour 20h. Pourtant cet après-midi vous avez reçu des messages pour vous demander l’adresse et le code, que vous aviez pourtant précisés par mail, sms et Facebook malgré mes conseils. Vous commencez à envisager de vous servir une troisième vodka-pamplemousse quand finalement la sonnette retentit enfin.
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Les soirées à la maison #1 : inviter

Avec le beau temps (relatif) qui arrive enfin, les citadins vont sortir de chez eux et encombrer les terrasses de café et les berges des canaux qu’on retrouvera le lendemain pleins de cadavres, malheureusement de bouteilles et pas de fêtards. Vous aurez sans doute remarqué poindre une certaine hostilité envers la race humaine dont je ne me cache pas, et qui me pousse à vous parler aujourd’hui des soirées chez soi. En effet, en sortant on a de fortes chances de se retrouver entourés de cons, alors qu’en organisant une fête à domicile, au moins on est entourés de cons qu’on connait. Et c’est beaucoup plus reposant.
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Le jour le plus long

On pense à autre chose, on espère qu’elle n’arrivera jamais et pourtant, chaque année elle finit par frapper. Comme le sida, son origine est incertaine mais le mal est apparu il y a trente ans et n’a cessé d’empirer et de s’étendre autour du monde. On a beau se défendre, tenter d’y échapper, sournoisement elle nous rattrape en envahissant nos foyers mal protégés, ou bien en nous prenant par surprise dans la rue.
Vous l’aurez compris, aujourd’hui c’est la fête de la musique.
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Le vendredi soir dans le métro

Quand on n’est pas soumis à un planning de travail fixe, on a parfois tendance à oublier quel jour on est, jusqu’à ce que la réalité vous le rappelle durement. Par exemple, après avoir glandé toute la journée à la maison, vous vous dites "tiens, j’ai envie de me faire du mal, si j’allais voir Avengers ?". Dans le métro vous sentez bien que quelque-chose cloche, que les gens sont sapés comme des étudiants en commerce, qu’ils portent des bouteilles dans des sacs Monoprix. En arrivant devant le cinéma, le doute n’est plus permis en voyant les employés en costards bleu-cheap jouer les chiens de berger au milieu d’interminables files d’attente : on est vendredi soir. Bien sûr, ça concerne surtout les Parisiens et les citadins en général, mais les autres devraient se méfier parce que ça pourrait bien les surprendre le jour où ils quitteront la ferme pour aller trouver une épouse à la ville.

Si c’est la première séance il est encore temps de rentrer pour lire ce livre de poche commencé en septembre dernier, mais s’il est 23h passée il va falloir prendre… le métro de l’angoisse! [musique stridente]
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